Vendredi dernier, miam-miam, je suis sortie prendre un verre avec mon ami sans surnom. Je précise « sans surnom », car ceux qui me connaissent bien savent que je fonctionne mieux avec les surnoms qu’avec les noms réels, puisque ma mémoire nominale me fait affreusement défaut la moitié du temps. Par contre, mon cerveau ne semble rien trouver qui colle vraiment à la peau de mon pauvre ami sans surnom, à son grand désarroi, car il aime bien cette habitude que j’ai de surnommer les gens. Ça viendra, mon ami, ne t’en fait pas. J’attends l’inspiration, c’est tout.
Donc moi et mon ami sans surnom sommes allés prendre un bière (qui est devenue plusieurs) ensemble, car ça faisait bien trop longtemps à notre goût qu’on ne s’était pas raconté nos vies.
Notre premier arrêt s’est fait au Quartier Latin, rue Ontario près de Saint-Denis, en plein cœur dudit quartier latin... C’est concept! On est bien heureux de voir qu’il reste une table pour deux sur la terrasse, juste pour nous, comme si elle nous attendait. On est heureux parce qu’il fait encore bon dehors et qu’on ne veut pas encore dire adieu au temps doux, qui nous permet de passer la soirée à l’extérieur.
Voilà donc, on s’assoit et on sirote joyeusement chacun notre verre de rousse. Ce que c’est bon une bonne bière froide, un vendredi soir, après une longue et grosse semaine. Je peux vous assurer qu’on l’appréciait au moins autant que la compagnie de l’autre.
On discute vivement, comme tous les gens branchés qui nous entourent. On parle de musique, de nos amis communs et d’un million d’autres trucs, et, comme chaque fois qu’on converse, on se trouve toujours plus de ressemblances et de points communs sur lesquels ne pas s’obstiner! Hé!
Lorsque l’heure du parcomètre sonne, on décide de ne pas seulement le recharger, mais bien d’aller se poser ailleurs. Et ce ailleurs, n’est nul autre que les Foufounes Électriques, où chacun de nous n’est pas allé depuis une éternité. Bon, ça jure un peu avec le début de notre soirée et notre apparence, mais « jurer dans le décor » et « Foufounes Électriques » vont tellement bien ensemble, qu’on s’en fiche complètement!
Une fois sur place, direction le bar, on attend notre verre et on voit un gars de sécurité qui n’aurait pas pu se trouver meilleure place où travailler. Une grosse boule, musclée sous sa graisse, t-shirt noir de mise, crâne complètement dégarni, barbe velue et charnue, qui mange goulûment une grosse poutine graisseuse. Mon ami sans surnom et moi, on se regarde, et sans rien dire on sait que l’autre pense exactement la même chose : il ne fait vraiment qu’un avec la place ce gars!
Motivés, on se dirige encore une fois sur la terrasse, à l’arrière. On jase encore plus, surtout que moi, la bière commence à me rentrer sérieusement dans les cellules grises. Et c’est alors que mon ami fait une pause pipi que je vois un truc qui, tout comme le gars de sécurité va vraiment de paire avec la place... un énorme rat qui passe tout près de ma table. Il arrivait de derrière moi, et donc fort probablement de l’intérieur de la bâtisse (rappelez-moi de ne JAMAIS essayer la bouffe aux foufs!!) et qui se dirige un peu trop nonchalamment à mon goût vers la ruelle à l’arrière de la terrasse. Il sent la bouffe de nos voisins de table et ne semble pas pressé de s’en éloigner. Il finit par sortir, tout de même, mais je vois toujours sa silhouette à travers la clôture et j’aime pas trop. Quand mon ami sans surnom revient, je lui raconte tout ça et je dois avouer que je ne peux m’empêcher de garder les yeux rivés vers le trou par lequel il est sorti. Si vous l’aviez vu, vous auriez fait pareil... il était au moins gros comme mon pied!!
Alors que le temps passe, il se pointe à nouveau le bout du nez à quelques reprises, mais sans jamais trop s’aventurer et en se cachant chaque fois que je dis à mon ami qu’« il est là! Regardes il est revenu l’effronté!!! »
On fini par partir, puisque mon obsession devient réelle et que, de toute façon, nous n’avons plus de bière et qu’on en a bien assez bu pour ce soir.
Juste pour finir la soirée en beauté, on décide de s’acheter une grosse patate frite graisseuse pour le voyage, avant d’aller faire de gros dodos. La Belle Province du coin Saint-Laurent et Sainte-Catherine semble parfait pour nous et c’est très froidement qu’on se fait dire : « pour vous! » en guise de prise de commande. Une patate, une! Dès qu’on l’a entre les mains, juste avant de sortir, on se dit que ce serait une bonne idée de prendre des serviettes, puisque les frites en question ont comme ingrédients de base 50% de gras et 50% de patate. Alors que mon ami sans surnom, poli de nature, va demander gentiment au caissier s’il peut prendre quelques serviettes à côté de sa caisse, l’homme ne fait que les pointer rudement et lui lançant un « pick up!!! » aussi sec que significatif. Il les prend et on s’empresse de sortir en riant.
Ce vendredi soir fut donc un étrange mélange de bière branchée, de bière trash et de frites graisseuses... c’était chouette! Éclectique, mais chouette!! hihi
28 août 2006
23 août 2006
Ça y est... je suis amoureuse!
Eh oui! L’incroyable est arrivé! Je suis tombée sous les charme d’un bel homme. Encore...
Le week-end dernier, j’ai passé de bons moments avec un charmant jeune homme. Par une journée pluvieuse, je l’ai bécotté, je l’ai cajolé et je l’ai accueilli tout au creux de mes bras. C’était chouette et pour la première fois j’ai senti un pincement étrange dans ma poitrine, comme pour me dire d’arrêter de jouer la comédie pour un instant et de me laisser aller à dire à la terre entière qu’il est beau et que je l’aime.
Ceux qui me connaissent, savent que ma sœur était enceinte. Ceux qui connaissent aussi ma sœur savent qu’elle était plus qu’enceinte et qu'elle tirait à présent sur l’imitation (très bonne d’ailleurs) du béluga en chaleur! Eh bien, c’est dans la nuit de samedi à dimanche qu’elle s’est décidé à faire voir le soleil à son poupon. Ou alors c’est lui qui a décidé qu’il en avait marre d’être à l’étroit. J’en sais trop rien.
C’est quand je me suis rendue à l’hôpital, alors que je l’ai pris dans mes bras, que Cupidon m’a mitraillé. Si petit (m’enfin, faut le dire vite, il faisait quand même presque 11 livres à la naissance!!), si délicat, sans aucune défense, ni aucune armure inutile. Si mignon.
Ceux qui me connaissent un peu savent très bien que je suis la dernière des dernière à faire gaga-gougou pour un bébé et encore plus à devenir gaga-gougou devant un bébé. En arrivant à sa chambre donc, j’ai laissé mon père faire les (et le) gaga-gougou et je faisais ma nonchalante à dire que je le voyais bien d’où j’étais quand on me disait de m’approcher pour le regarder et à dire que je le prendrais plus tard, que je laissais ma place aux autres quand on me disait de le prendre.
Mais à voir ma sœur, toute souriante (même déchirée) et à l’entendre me dire « enwouèye donc!! » (je viens de perdre tous mes amis Français juste là!! hihi) j’ai soupiré, j’ai dit ok et... je suis tombée amoureuse! Tout bonnement.
Après un temps, mon père annonce qu’il part et ma sœur, très habilement, agit et parle comme si de toute façon je restais avec elle en disant au revoir au grand-père alors que la tante avait toujours bébé Étienne dans les bras. Mais oui, j’avais oublié de vous le mentionner, il se prénomme Étienne. C’est un nom pour lequel je craque, je dois l’avouer (preuves à l’appui, j’ai bel et bien craqué pour un Étienne dans le passé!) et il se pourrait bien qu'il soit roux, un autre point pour lequel je craque et j'ai craqué dans le passé.
Me voici donc, seule avec Étienne et Sarah, lui tout endormi, que rien ne pourrait réveiller et elle toute fatiguée de sa nuit blanche et épuisante. J’approche le fauteuil du lit de ma sœur, elle se couche, je m’évache (au revoir les cousins du vieux continent qui suivaient encore!! hihihi), sans soulier, j’étire mes pieds sur le lit d’hôpital et j’ai toujours le petit Étienne blotti dans mes bras, si confortable, à ne pas bouger. Ma sœur somnole et mes yeux passe d’elle à Étienne, mais je dois avouer qu’ils sont plus souvent fixé sur Étienne. Et alors que je souris toute seule en me disant que je suis bien contente que personne ne me voit ramollir de la sorte, ma sœur me lance un « je t’aime » aussi inattendu qu’embrouillé par le sommeil. Je souris d’autant plus et je lui rend le compliment.
C’est quand d’autres membres de la famille arrivent que je me racle la gorge, je reprend mes esprits, je remets ma carapace de « moi, les bébés... bof!! » et je finis par m'éclipser, pour retourner chez moi et les laisser se reposer.
Mais toute la soirée et même à l’occasion depuis, j’ai Étienne dans la tête. Ses petits doigts, ses petites lèvres, ses petits pieds...
Je suis vraiment en train de vous parler de pieds de bébé!?!?! Mon dieu, qu’est-ce que je suis devenue?? Ma sœur à créer un ange et un monstre à la fois.
Bah, c’est pas grave, je me dis que je compense pour ma mère dans ces moments-là. Elle aurait parlé sans cesse de ses doigts/pieds/lèvres et tout le reste du genre.
Elle aussi aurait trouvé qu’il a l’air d’un ange.
Elle aussi serait tombée amoureuse...
T’inquiètes petit Étienne, je te raconterai ta grand-mère.
T’inquiètes.
Le week-end dernier, j’ai passé de bons moments avec un charmant jeune homme. Par une journée pluvieuse, je l’ai bécotté, je l’ai cajolé et je l’ai accueilli tout au creux de mes bras. C’était chouette et pour la première fois j’ai senti un pincement étrange dans ma poitrine, comme pour me dire d’arrêter de jouer la comédie pour un instant et de me laisser aller à dire à la terre entière qu’il est beau et que je l’aime.
Ceux qui me connaissent, savent que ma sœur était enceinte. Ceux qui connaissent aussi ma sœur savent qu’elle était plus qu’enceinte et qu'elle tirait à présent sur l’imitation (très bonne d’ailleurs) du béluga en chaleur! Eh bien, c’est dans la nuit de samedi à dimanche qu’elle s’est décidé à faire voir le soleil à son poupon. Ou alors c’est lui qui a décidé qu’il en avait marre d’être à l’étroit. J’en sais trop rien.
C’est quand je me suis rendue à l’hôpital, alors que je l’ai pris dans mes bras, que Cupidon m’a mitraillé. Si petit (m’enfin, faut le dire vite, il faisait quand même presque 11 livres à la naissance!!), si délicat, sans aucune défense, ni aucune armure inutile. Si mignon.
Ceux qui me connaissent un peu savent très bien que je suis la dernière des dernière à faire gaga-gougou pour un bébé et encore plus à devenir gaga-gougou devant un bébé. En arrivant à sa chambre donc, j’ai laissé mon père faire les (et le) gaga-gougou et je faisais ma nonchalante à dire que je le voyais bien d’où j’étais quand on me disait de m’approcher pour le regarder et à dire que je le prendrais plus tard, que je laissais ma place aux autres quand on me disait de le prendre.
Mais à voir ma sœur, toute souriante (même déchirée) et à l’entendre me dire « enwouèye donc!! » (je viens de perdre tous mes amis Français juste là!! hihi) j’ai soupiré, j’ai dit ok et... je suis tombée amoureuse! Tout bonnement.
Après un temps, mon père annonce qu’il part et ma sœur, très habilement, agit et parle comme si de toute façon je restais avec elle en disant au revoir au grand-père alors que la tante avait toujours bébé Étienne dans les bras. Mais oui, j’avais oublié de vous le mentionner, il se prénomme Étienne. C’est un nom pour lequel je craque, je dois l’avouer (preuves à l’appui, j’ai bel et bien craqué pour un Étienne dans le passé!) et il se pourrait bien qu'il soit roux, un autre point pour lequel je craque et j'ai craqué dans le passé.
Me voici donc, seule avec Étienne et Sarah, lui tout endormi, que rien ne pourrait réveiller et elle toute fatiguée de sa nuit blanche et épuisante. J’approche le fauteuil du lit de ma sœur, elle se couche, je m’évache (au revoir les cousins du vieux continent qui suivaient encore!! hihihi), sans soulier, j’étire mes pieds sur le lit d’hôpital et j’ai toujours le petit Étienne blotti dans mes bras, si confortable, à ne pas bouger. Ma sœur somnole et mes yeux passe d’elle à Étienne, mais je dois avouer qu’ils sont plus souvent fixé sur Étienne. Et alors que je souris toute seule en me disant que je suis bien contente que personne ne me voit ramollir de la sorte, ma sœur me lance un « je t’aime » aussi inattendu qu’embrouillé par le sommeil. Je souris d’autant plus et je lui rend le compliment.
C’est quand d’autres membres de la famille arrivent que je me racle la gorge, je reprend mes esprits, je remets ma carapace de « moi, les bébés... bof!! » et je finis par m'éclipser, pour retourner chez moi et les laisser se reposer.
Mais toute la soirée et même à l’occasion depuis, j’ai Étienne dans la tête. Ses petits doigts, ses petites lèvres, ses petits pieds...
Je suis vraiment en train de vous parler de pieds de bébé!?!?! Mon dieu, qu’est-ce que je suis devenue?? Ma sœur à créer un ange et un monstre à la fois.
Bah, c’est pas grave, je me dis que je compense pour ma mère dans ces moments-là. Elle aurait parlé sans cesse de ses doigts/pieds/lèvres et tout le reste du genre.
Elle aussi aurait trouvé qu’il a l’air d’un ange.
Elle aussi serait tombée amoureuse...
T’inquiètes petit Étienne, je te raconterai ta grand-mère.
T’inquiètes.
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